Jacques Cartier, notre premier touriste !

La riche histoire de la région du Restigouche a débuté en 1534 alors que Jacques Cartier eut navigué dans la Baie des Chaleurs dans sa recherche d'une route vers l'est. Une amitié s'est alors créée entre les Français et les Indiens (Mi'gmaq) qui habitaient alors la région que nous connaissons aujourd'hui comme Atholville.

De 1534 à 1759, quelques colons Français et les Indiens ont été les seuls habitants de la région. En 1760, le capitaine John Byron de la marine britannique a engagé le combat avec une flotte française réfugiée dans la Baie des Chaleurs et a gagné ce que l'on connaît aujourd'hui comme "La Bataille de la Ristigouche". Il s'agit de la dernière bataille de la Guerre de Sept ans en eau nord-américaine ainsi que la seule bataille navale ayant eu lieu dans les eaux du N.-B.

Les premiers colons Anglais sont venus d'Aberdeen en Écosse et ont établi un poste de traite du saumon à Old Church Point (Atholville). Pendant plus de cinquante ans, ces quelques colons ont eu à faire face aux durs hivers et aux révolutionnaires américains.

Vers 1831, l'exploitation forestière est devenue d'une grande importance dans la région, ce qui a entraîné sa colonisation rapide. La plupart des gens se sont installés à ou près de Dalhousie ce qui a eu pour résultat l'essor du port de mer de l'endroit.

La région entière connaissait la prospérité avec la construction de navires à l'Île aux Hérons, Dalhousie, Campbellton et Atholville. La construction de bateaux au Restigouche a pris fin après la première Guerre mondiale. Un moulin de sciage à Walker Brook (Campbellton), construit en 1793, a longtemps été le seul moulin du comté mais plus tard, un deuxième moulin a été construit dans la partie ouest de Campbellton. Vers 1855, le pin est devenu de plus en plus rare et la plupart des moulins de sciage sont devenus des moulins de bardeaux de cèdre ou des conserveries.

Vers 1890, on dénombrait six importantes usines de bardeaux de cèdre; une à Dalhousie et cinq à Campbellton. Certains des moulins de Campbellton ont éventuellement été acquis par la compagnie Fraser alors que l'usine de Dalhousie a été achetée par la compagnie International Paper.

L'exploitation forestière s'est avérée la principale industrie tout au long du 19e siècle ce qui a entraîné une ère de prospérité dans les localités colonisées des environs. Avec l'augmentation de la population, plusieurs entreprises secondaires ont vu le jour.

En 1875, la voie ferroviaire Intercolonial a été ouverte, joignant le comté de Restigouche à Moncton. Ceci a marqué le début de l'ère industrielle au nord du Nouveau-Brunswick et une augmentation de la population du Restigouche.

L'industrie ferroviaire a joué un rôle important durant le 20e siècle mais a sérieusement diminué d'importance lors du dernier quart du siècle.

La fin du 19e et le début du 20e siècle a donné lieu à la naissance des plus importantes municipalités de la région, soit Campbellton (1889) et Dalhousie (1905). À souligner le violent incendie qui a presque complètement détruit la ville de Campbellton en 1910. Les autres municipalités du comté n'ont vu le jour que beaucoup plus tard alors que Charlo, Atholville, Tide Head, Kedgwick, Saint-Quentin, Eel River Crossing, et Jacquet River ont été incorporées en 1966 suivies par Balmoral en 1972(1).

Au 21e siècle, le comté de Restigouche dépend encore beaucoup du secteur forestier et de ses usines de pâtes et papier et de sciage. La tendance actuelle tend de plus en plus vers une diversification de l'économie de la région, notamment dans les secteurs manufacturiers, des services, du textile et touristique.

1 Source: Restigouche Genealogical Society, Jackson B. Ross and M.H. Bain, Mai 1987

UNE RÉGION OÙ IL FAIT BON VIVRE,
UNE RÉGION OÙ IL FAIT BON Y FAIRE DES AFFAIRES.

English Retour à la page d'Accueil Voir Plan du Site